Le sport comme étendard, par Pierre Ménès

20 novembre 2015 - 10:13

Très belle chronique de Pierre Ménès !

 

http://www.directmatin.fr/echos/2015-11-20/le-sport-comme-etendard-par-pierre-menes-716308

 

Le sport est souvent, de plus en plus même, sujet à de violentes critiques. On dénonce ici ou là, le fric roi, la violence dans les stades, les comportements de petites frappes, la magouille des grandes fédérations, le dopage, l’ingérence politique et toutes ces accusations ont, hélas, le plus souvent lieu d’être.

Dans les moments tragiques que Paris, la France et le monde libre viennent de subir, il est réconfortant de noter que le sport a su retrouver ce qui est sa force éternelle : la solidarité, le partage, une forme de communion entre athlètes et le public.

Tout cela est un peu pompeux et solennel, mais les images ont été tellement fortes, tellement belles depuis ce sinistre vendredi 13 novembre pour qu’on ne se félicite pas de la force du sport. Mais avant de revenir sur ces émouvants moments, il ne faudra jamais oublier le courage, l’intelligence, le sens du professionnalisme des stadiers du Stade de France qui, en interdisant l’entrée de l’enceinte du stade aux trois kamikazes, ont certainement sauvé la vie de centaines d’innocents venus assister à ce match amical entre la France et l’Allemagne. Par la suite, tandis que les scènes les plus affreuses se succédaient sur les chaînes d’information, les sportifs de tous les pays ont pensé à la France.

 

Des Marseillaises bouleversantes

 

A titre individuel sur les réseaux sociaux, mais aussi dans des marques de solidarité qui resteront, elles aussi, dans l’Histoire. On pense à ce footballeur américain de l’équipe de l’armée US entrant au sprint sur la ­pelouse drapeau tricolore au vent. On pense aux bouleversantes Marseillaise à Los Angeles ou à New York avant des rencontres de NBA. On pense aux ­Ultras marseillais oubliant leur habituel conflit avec Paris pour déployer cette émouvante banderole, «Nous sommes Paris». On pense à ce footeux de Serie B italienne, Leonardo Morosini de Brescia, venant célébrer son but en larmes en embrassant le drapeau français. On pense aux joueurs d’Agen chantant a capella la Marseillaise avant leur match de Challenge Cup. Et bien sûr, on pense à l’incroyable public du stade de Wembley chantant avec ferveur une Marseillaise dont j’ai toujours du mal à me remettre. Sans oublier cette minute de silence si belle, si profonde.

On aurait pu d’ailleurs en rester là et ne pas infliger aux Bleus un match aussi douloureux qu’inutile. Mais c’est déjà une autre histoire. Le sport a été beau, le sport a été grand. On peut me dire que c’est la moindre des choses dans de telles circonstances, mais il suffit de voir l’attitude de nos politiques tellement proches de faire voler en éclats «l’unité nationale» à des fins purement électoralistes pour être convaincu que tous ces hommages étaient grandioses. Il y a le deuil, le recueillement et puis il y a l’avenir, qu’on le veuille ou pas. Parce que la vie ne doit surtout pas s’arrêter, parce que, dans ce cas, ces obscures armées du mal auraient fait encore plus de dégâts.

 

La Ligue de football a choisi de jouer

 

On s’est posé la question de savoir si les deux prochaines journées de Ligue 1 et de Ligue 2 devaient être reportées. On parle de plus de 300 000 personnes dans les stades tout de même. La Ligue de football, en accord avec le ministère de l’Intérieur, a donc choisi de jouer. Bien sûr, il n’y aura aucun déplacement de supporters adversaires, mais en plein état d’urgence, cela semble quand même plus qu’admissible. On a parlé aussi des craintes autour de l’Euro 2016 en France en juin prochain. Certains parlaient même de reporter ou de délocaliser l’événement. Mais quel pays en Europe accepterait-il une telle responsabilité et à tous les niveaux ? Il faut être sérieux et avoir un minimum de courage.

Des terroristes n’empêcheront personne de vivre. Ils nous ont blessés, au plus profond de nous-mêmes. Ils nous ont fait mal. Mais il faut rester debout, faire face. La question n’est même pas de ne pas avoir peur. La peur est là, logique, implacable et, pour beaucoup, indélébile. Mais il faut lutter. Pour nous, pour nos jeunes, pour nos enfants. Le sport est là pour ça. Il a repris sa vraie place dans ce funeste week-end. Il est de la responsabilité de tous de le laisser sur le piédestal, où il a la grandeur de se replacer. Et comme si la souffrance n’était pas suffisamment insupportable, le sport mondial a perdu une de ses icônes : Jonah Lomu. Il est grand temps que cette année 2015 s’en aille.

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